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Feuille Blanche quotidienne

Exposé en 1983

Feuille blanche quotidienne: cocasserie, tracasserie, philosophie d’une rencontre. d’un jet d’eau colorée naissent tes échassiers hybrides.
Ils s’ébrouent, jacassent, provoquent avant de mourir aux portes de l’abstraction. Des lignes aux senteurs extrêmes, orientales se teintent de roses, de bleuets. Créanciers harcelants du quotidien estompés par l’aquarelle.
Une toile blanche: tu entames le combat. Un combat pour évoquer la lutte, vaste champ d’actions. A main gauche: la lutte franche et décisive d’une guerre, d’une joute sportive. A main droite: la lutte fragile et incessante de tout être humain. Le panneau central n’est ni arbitre ni sentinelle. Il vient à notre rencontre, nous englobe, nous enrôle dans l’armée de luttes. Tu aiguises les formes et la flèche décochée à gauche devient triangle sanguin à droite. Couleurs et formes s’entrechoquent: les formes acérées se mesurent à la violence des couleurs. (Cl-H.B).

« Pour ces aquarelles, elle est partie de l’idée de série et nous montre, de la sorte, des ensembles de cinq aquarelles qui incluent toutes des formes et des personnages, ceux-ci et celles-là évoluant d’une oeuvre à l’autre. Rien de théorique ni de préfabriqué dans ces séries qui sont, au contraire, placées sous les signes d’une fantaisie et d’une souplesse totales. Sous les signes aussi d’uen invention et d’une élégance peu banales. C’est étonnant et c’est amusant comme du Steinberg épuré. Et les couleurs sont exquises.

Les huiles, elles, se présentent, e, fait, comme des dyptiques axés sur le thème de la lutte. D’un côté, une image sportive; de l’autre, le combat sur le plan de la passion, de la quête du pouvoir etc. Les couleurs, ici, sont vives, tranchées. Une sorte de mouvement, parfois giratoire, semble animer chaque oeuvre. Le découpage a des allures géométriques. Le “regardeur” se sent comme happé au sein de cet univers fermé et rude mais, finalement, harmonieux. » (Georges Fabry).