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expo centre culturel Ciney – émission matélé

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Battements…
battements de cils, battements de cœur, battements d’ailes, battements du temps, battement des choses, se battre.
De grandes toiles nous plongent dans l’actualité, elles évoquent les migrations, la puissance des réseaux, les luttes de pouvoir… 
L’œuvre se déploie en fragments interdépendants qui peuvent être agencés à l’infini. Comme si, au rétrécissement du monde actuel, l’artiste opposait l’espace artistique sans limites.
Les surfaces se façonnent elles-mêmes en de multiples strates : des citations picturales et des références mythologiques enrichissent les lectures, rendant le propos intemporel et universel. La succession de fragments monochromes cherche à laisser libre champ à l’autre, qu’il soit l’intime secret ou le visiteur.
Anne Dejaifve entremêle étroitement deux questions : la fonction de l’art et notre rapport à l’autre. À l’entrée de l’exposition, une surface blanche d’où émergent Les Aveugles de Brueghel confronte le spectateur à l’opacité de toute œuvre mais aussi à sa propre cécité. 
Et quelques pas plus loin, un “œil à œil” sonde le regard intérieur qui, lui-même, renvoie à un infini cillement vers l’ailleurs. 
Cet incessant va-et-vient sous-tend toute l’exposition. Nombre de ces peintures évoquent un intervalle. Quelque chose se joue qu’on ne peut saisir. Le pas des marcheurs, le claquement des voix, le choc des astres, le tempo du ring, la cadence des ailes soulignent une urgence. Mais est-ce une chute ou un envol, une lutte ou une étreinte, un naufrage ou une éclosion ? En ce monde en transition, tout peut basculer. Ne fermons pas les yeux. M.D.

Anne Dejaifve – Battement/Part 1 —  Présentation

Ces grandes toiles nous plongent dans l’actualité, elles évoquent les migrations, la puissance des réseaux, les luttes de pouvoir…
Un montage infini

L’œuvre déborde littéralement, elle se déploie en fragments interdépendants qui peuvent être agencés à l’infini. Comme si, au rétrécissement du monde actuel, l’artiste opposait l’espace artistique sans limites. Qu’ils soient vierges ou animés de films, de photos ou textes, ces pans multiplient les interprétations amplifiant paradoxalement le mystère. On pense inévitablement à la déconstruction derridienne et « au mouvement du monde comme jeu ».

Une surface-accumulation

Les surfaces se façonnent elles-mêmes en de multiples strates : des citations picturales et des références mythologiques enrichissent les lectures, rendant le propos intemporel et universel. 
En son déplacement, la citation se veut dialogue continué entre le passé et le présent. 
Et la succession de fragments monochromes apparaît alors comme autant de points de suspension, une sorte de silence tracé, laissant libre champ à l’autre, qu’il soit l’intime secret ou le visiteur.

L’irréductible énigme


Anne Dejaifve entremêle étroitement deux questions : la fonction de l’art et notre rapport à l’autre. À l’entrée de l’exposition, une surface blanche d’où émergent Les Aveugles de Brueghel confronte le spectateur à l’opacité de toute œuvre mais aussi à sa propre cécité. Et quelques pas plus loin, un “œil à œil” sonde le regard intérieur qui, lui-même, renvoie à un infini cillement vers l’ailleurs. Cet incessant va-et-vient sous-tend toute l’exposition.
Nombre de ces peintures évoquent un intervalle. Quelque chose se joue qu’on ne peut saisir. Le pas des marcheurs, le claquement des voix, le choc des astres, le tempo du ring, la cadence des ailes soulignent une urgence. Mais est-ce une chute ou un envol, une lutte ou une étreinte, un naufrage ou une éclosion ? On est dans le “battement” des choses que Didi-Huberman définit comme “la mise en rythme de l’être et du non être”, dans la mise en évidence de cet “essentiel toujours manquant, celui ‘de la durée, du changement, de la plasticité et du dépli des formes.’

Musée L

Fresque sur le mur d’entrée du Musée L

 

Archipel

Archipel exposé en 2016

Bauchau en écho

Bauchau en écho: l’exposition

Bauchau en écho vidéo

Dernière ligne droite

Bauchau en échos: Analyse

P1030337 

À travers son écriture, Bauchau a « déraciné son arbre généalogique ». Il s’est créé une nouvelle lignée : Polynice, Gengis Khan, Mao Zedong …loin de la trajectoire rectiligne, la continuité s’est muée en lignes plurielles et simultanées, en survivances et résurgences.

Dans son travail, Anne Dejaifve traduit de manière très personnelle le cheminement de la pensée d’Henri Bauchau. En liés et déliés, en tourbillons et mouvements, elle adopte la quête du créateur.
La liane chemine, s’accroche en entre-nœuds, pauses de profondeur, avant d’avancer à nouveau. La branche se fait rameaux. Et l’on pense à ces phrases de Deleuze-Guattari : « L’arbre est filiation mais le rhizome est alliance, uniquement d’alliance. L’arbre impose le verbe « être », mais le rhizome a pour tissu la conjonction pour secouer et déraciner le verbe « être »… La création est lien, d’abord avec soi-même ensuite avec le monde…

Je sais que je ne suis que lierre, Je sais que je ne suis que lien, J’étreins mon arbre et ne le connais pas.

Le point se fait donc réseaux sous le pinceau. La ligne du temps devient carte mentale. (Et l’on ne s’étonne pas que l’artiste s’intéresse à l’Atlas Mnémosyne de Warburg).

Découverte des terres inconnues de mon être

Sur ces toiles apparaissent des images de vie première ou de constellations. Comme si  la création rejoignait l’universel et le singulier. On est dans la cosmogonie autant que dans le monde. Dans la mythologie autant que dans le réel. Dans la mémoire autant que dans le futur. Dans l’organique autant que dans la pensée.

« O grand carré qui n’a pas d’angles »

Ces circuits incarnés sont régulièrement ponctués par ce qu’Anne Dejaifve appelle des « matrices », sortes de maisons (pour Bauchau, on n’oserait dire « demeures ») ou de stèles qu’il faut traverser, ouvrir ou briser pour laisser s’épancher les cours et les flots. Mer, Mère, errance… L’œuvre de Bauchau est un fleuve à la source sèche. En remonter le cours, demande d’en sortir, d’aller au-dedans de soi, au-delà de soi et au-delà du temps. En méandres et sans rives.

Je voudrais que mon histoire devienne la mienne

La fluidité du geste pictural traduit cette poursuite continuelle. Mais des pastilles jalonnent ces routes en autant de « vous êtes ici » toujours recherchés, jamais atteints comme pour accompagner cette quête de « l’incessante nativité et mobilité de la forme ».

L’éclat doré que l’on perçoit souvent sur les voûtes de blancheur d’Anne Dejaifve est-il le reflet de ce sabre enfantin qui, l’espace d’un instant a offert à Henri toute la lumière du ciel, celle qui l’aura poussé au poème sans fin.

À l’image de Bauchau, Anne Dejaifve s’est laissé « orienter par le nouveau toujours et par le renouveau ». La création ne peut être que mouvement. Pas d’effets, pas de matière, les moyens sont épurés, ses chemins mènent à l’essentiel. MD

Anne Dejaifve a écrit des lignes.Lignes rouges, blanches affirmées, elles structurent, enferment.Lignes noires ciselées, courbes de niveaux qui localisent, écheveaux à démêler.Lignes griffes, racines qui figurent ou dissimulent.Entre ces lignes s’accrochent des cercles opaques, transparents.Point de repère pour plonger dans le cosmos.Point de départ pour remonter aux origines de soi.
Bauchau avait écrit des lignes.

Claire-Hélène Blanquet

P1030535

 

 

 

 

 

 

 

the glass ceiling

Installation – piscine de Mouscron

glass celling

[sεn]-[sεn]

at_1010_1p“… Nous avons appris à regarder les tableaux, peut-être bien à regarder tout court, à comprendre de quelle lumière il est permis de peindre à leur tour toutes les scènes auxquelles nous assistons, à inventer comment jouer sur tous les tableaux, festin, tête à tête, déjeuner de communion, sans jamais perdre de vue le repas ultime, le diner, la cène que nous trahissons de toutes les manières.”

La scène
Maryline Desbiolles Fiction & Cie/Seuil


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[SIGN]

Exposé en 2010

Un cygne inerte sur une brouette. Les ailes déployées, ballantes. Première image de la mort. C’est blanc ! Ce n’est pas noir ou rouge, c’est blanc. C’est immobile mais c’est fulgurant, c’est l’absence et c’est si présent. Alors, le blanc se macule. De la mort à la vie, du linceul à la toile, du vide au signe.

Un oiseau fou sur une tour. Les ailes brillantes, brisées.
 Vitesse de la mort.
C’est blanc ! Cela ne crépite pas, c’est déjà de la cendre.
 C’est silencieux mais c’est assourdissant, c’est l’absence et c’est si présent.
Alors le blanc se macule.
Du ciel à la terre, de la terreur à la révolte, du vol au geste.
Le point naît, à l’instant où tout bascule. L’œuvre s’établit dans cet espace infini de l’indicible pourtant à hurler, à chanter.
La peinture est monumentale, le geste est fort. Dans la plupart des tableaux, une tension existe entre battements fébriles et rectitude des traits, entre lourdeur de la chute et intensité du sursaut.

Continuant à travailler la thématique « Présence-Absence », Anne Dejaifve approfondit ici, non l’opposition des deux états mais le souffle, naissant de leur rencontre. Curieusement, dans les œuvres de l’artiste, le vol s’immobilise et la terre se met en mouvement, symbolisée par des brouettes usées. 
Est-ce le ciel qui rejoint la terre où la terre qui prend sa part de ciel ? Peu importe !
Le signe porte en lui et la mort et la vie. C’est parce que « cela fut » que ceci est. Le chant du cygne ouvre le champ des signes. L’œuvre naît de la mort. C’est ce choc, ce « heur(t) » qui contient à la fois toutes les brisures et tous les espoirs que ces envols pétrifiés traduisent. Et l’argile est là, comme au dernier jour, comme au Premier Jour.

Sous-venir

Exposé en 2005

Anne Dejaifve peint la mémoire. Non le souvenir, non l’événement personnel mais le « sous-venir », ce qui, dans le fond de nos vies constitue le perpétuel à venir. Dans cette œuvre, se mêlent donc inévitablement la mort et la vie, surtout la vie. Dans une peinture où le geste va à l’essentiel sans aucun artifice, l’artiste travaille la forme dans ce qu’elle a d’universel et d’ambivalence ou de polysémie : une pierre parle de l’origine et de l’ultime, un voile évoque la nuit nuptiale et le linceul, un bol le plein et le vide…

A la suite d’Antigone

Exposé en 2002

Dans A la suite d’Antigone, il s’agit d’interpréter les 23 chapitres de l’œuvre d’Henry Bauchau. Loin d’être une illustration du livre, cette exposition traduit le souci constant de l’artiste : aller au-delà de la mort apparente.

Il est intéressant de constater que c’est à travers l’Antigone la plus incarnée de la littérature que cette recherche prend corps. Comme le personnage d’Henry Bauchau dans « la voix de laquelle se rejoignent le oui et le non », Anne Dejaifve cherche ici à transcender l’opposition figuration-abstraction, le duel ombre et lumière pour féconder la vie essentielle, celle qui engendre l’art ou que l’art fait naître.
Dans sa continuelle poursuite d’un langage universel, l’artiste utilise une forme matrice afin de créer une structure repère. Tout se passe comme si dans la peinture aussi, il fallait « parler au cœur de tous à travers le temps » M.D.

Hospitalité 2

Exposé en 2003

Hospitalité

Exposé en 2003